Alice fumait sa clope, je la regardai. Comment pouvait-elle tenir debout, dans ce monde ou tous les gens sont bossus... Comment pouvait-elle tout encaisser, alors que moi, je rasit les murs et lechait le sol tellement je m'écroulai. Je l'admirai. Pour ce qu'elle était, ce qu'elle fût, et même pour ce qu'elle deviendra. Nous connaissons notre destinée. Je n'ai plus peur. J'ai seulement mal, sauf quand elle est là, près de moi. Tout était différant, depuis que nos chemins s'étaient croisés.
Je lui prit la main, et la serra fort dnas mes bras, je ne voulais qu'elle. Parce que je haissait désormais le reste du monde. C'était elle et moi, nous deux. J'obscervai encore ces poins rouges au creu de son bras, et les traces sur mes deux doigts. Que dire ? Que faire ? Rien, on a déja creusé le fond, on ira pas plus loin que Thanatos, ou même Eros. Et je frôle tes lèvres. J'ai tellement besoin de toi. Tant je t'aime.
Savoure-toi, savoure-moi... Je m'suis détruite, on a tout détruit, mais on va reconsruire... Parce que notre vie est un chateau de sable que les gens piétinent. Ne me laisse pas...
"Alice ?
-Oui ?
-On fait quoi, maintenant ?
-Somnifères ou Falaise ?
-Falaise, au bord de la mer, j'ai jamais vu la mer...
-Prend ton sac, on s'en va..."
Le souffle coupé, je l'ai suivie... Elle a pris les clés de la voiture de son père, qui dormait, avant de lui cracher dessus en le traitant de sombre enfoiré. Nos sommes parties, loin, très loin des autres. Dans un pays aux merveilles macabrement sombres. Un pas vers la luimère de Dieu, et je l'inspire, je la respire sur son sourire de démence, un pas de plus ou de moins, qu'est ce que ça change ?
Et les deux filles firent un pas vers le vide....